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Choisir un logiciel VO : 7 questions à poser avant de signer

La démonstration porte toujours sur la saisie. Ce qui décide de l'avenir de votre site, c'est la sortie de données.

Choisir un logiciel VO en regardant d'abord la sortie de données

Quand vous devez choisir un logiciel VO, la démonstration commerciale parle de saisie : créer une fiche, prendre les photos au téléphone, calculer une marge, suivre les frais de remise en état. Tout cela concerne l'entrée. Presque jamais on ne vous montre la sortie : ce que le logiciel est capable d'envoyer vers l'extérieur, vers vos portails, et vers votre propre site internet.

C'est pourtant la partie qui vous engagera le plus longtemps. Un logiciel se change en quelques mois ; un flux mal formé se paie chaque semaine, en photos manquantes, en prix décalés, en véhicules vendus toujours affichés. Choisir un logiciel VO sans avoir écrit noir sur blanc ce qui en sort, c'est acheter une machine sans regarder le diamètre du tuyau de sortie. Voici les sept questions que nous posons quand un concessionnaire nous appelle avant de signer, et la façon d'obtenir une réponse exploitable plutôt qu'un « oui, c'est prévu ».

Question 1 : le flux vers mon site est-il inclus ou facturé à part ?

La multidiffusion vers les portails est presque toujours au contrat. Le flux vers votre site à vous, beaucoup moins : c'est une ligne distincte chez de nombreux éditeurs, appelée « flux site web », « export partenaire » ou « canal tiers », et elle peut être offerte, facturée à l'ouverture, ou facturée au mois par point de vente.

Posez la question dans ces termes : « quel est le coût mensuel d'un flux sortant destiné à mon propre site, en plus de la multidiffusion ? » Exigez la réponse par écrit, dans le devis. Un commercial peut sincèrement croire que c'est compris parce que la multidiffusion l'est ; le service technique, lui, ouvrira un ticket facturable.

Vérifiez aussi le délai d'activation : certains éditeurs ouvrent le flux en quelques heures, d'autres l'inscrivent dans un planning d'intégration. L'installation d'une passerelle prend 5 jours ouvrés, mais elle démarre le jour où les identifiants existent — pas le jour où vous les demandez.

Question 2 : quel format, à quelle fréquence, et déposé où ?

« On a un flux XML » ne suffit pas. Trois informations comptent, et elles sont indépendantes : le format (XML, CSV, JSON, ou une API à interroger), le mode de mise à disposition (fichier déposé sur un serveur FTP ou SFTP, URL à appeler, webhook), et la fréquence — la plus souvent survendue des trois.

Le prix qui change le vendredi soir

Un cas banal. Votre vendeur baisse un véhicule de 800 € le vendredi à 18 h pour déclencher une vente le samedi. Si le logiciel ne régénère son fichier qu'une fois par nuit, le site affiche l'ancien prix toute la journée du samedi, celle où votre trafic est le plus fort. L'acheteur arrive avec une capture d'écran et le vendeur doit expliquer l'écart.

Demandez donc deux chiffres distincts : à quelle heure le fichier est régénéré côté éditeur, et à quel rythme il peut être relu. Les deux se cumulent. Un site qui synchronise toutes les heures sur un fichier produit une fois par nuit reste un site à jour une fois par nuit. Nos passerelles tournent toutes les heures ou deux fois par jour selon le rythme réel du parc ; sur un dépôt XML en FTP comme celui décrit sur notre page passerelle PlanetVO vers WordPress, la fraîcheur du site reste bornée par celle du dépôt.

Mode de sortieFréquence réelle atteignableCe que ça implique pour votre site
Fichier XML déposé en FTP ou SFTPCelle du dépôt, souvent une à deux fois par jourLe site ne peut pas être plus frais que le dépôt ; prévoir un repli si le fichier n'est pas déposé
URL de flux générée à la demandeÉlevée, le fichier est produit à l'appelBon compromis, à condition que l'éditeur ne limite pas le nombre d'appels
API authentifiée (jeton, OAuth, URL signée)Élevée, avec pagination et filtresPermet de ne relire que ce qui a changé, et de gérer plusieurs établissements
Export manuel depuis l'interfaceCelle de l'opérateur qui cliqueCe n'est pas un flux : cela ne peut pas alimenter un site en continu
Si la seule réponse est la dernière ligne, vous n'êtes pas en train de choisir un logiciel VO connectable : vous êtes en train de racheter de la double saisie. Notre catalogue des logiciels VO déjà connectés à WordPress donne une idée des modes de sortie que l'on rencontre en pratique chez les éditeurs du marché.

Question 3 : les photos sont-elles accessibles en pleine résolution ?

C'est là que nous voyons le plus de mauvaises surprises après signature. Le flux contient bien des URLs de photos, la case est cochée, et le jour de la mise en ligne les images font 640 pixels de large. En galerie plein écran, c'est flou. Vous avez payé un shooting, vous affichez une vignette.

Quatre vérifications concrètes, à faire avant de signer :

  • Demandez une URL de photo réelle issue du flux, ouvrez-la dans un navigateur et regardez ses dimensions. Une largeur inférieure à 1 200 pixels vous condamne à une galerie médiocre.
  • Comptez le nombre de photos exposées par véhicule. Un logiciel peut en stocker trente et n'en publier que huit dans le flux, parce que la limite a été calée sur ce qu'acceptait un portail.
  • Vérifiez si les URLs sont stables ou signées avec une expiration. Une URL qui expire au bout de quelques heures interdit toute mise en cache et fait échouer les contrôles de disponibilité.
  • Demandez l'ordre des photos. Si le flux ne garantit pas que la première image est la photo principale, votre listing affichera des intérieurs de coffre en vignette.
Une passerelle importe toutes les photos du flux et les affiche dans une visionneuse plein écran ; encore faut-il que le flux les donne. Sur nos intégrations, un véhicule bien documenté monte à trente photos et plus, quand l'éditeur ne tronque rien en amont.

Question 4 : y a-t-il une API, et surtout une documentation ?

Une API sans documentation coûte plus cher qu'un fichier CSV bien décrit. Le critère n'est pas l'existence d'une interface technique, c'est la capacité de l'éditeur à vous envoyer, dans la semaine, un document décrivant les champs et un jeu d'essai.

Demandez quatre choses : le type d'authentification (jeton JWT, OAuth, URL signée, simple accès FTP), la liste des champs et de leurs valeurs possibles, un exemple de réponse complète pour un véhicule, et le comportement en cas de pagination. Ce dernier point compte : un parc de 200 véhicules ne se lit pas en un seul appel.

Regardez aussi les valeurs codées : énergies, carrosseries et types de boîte arrivent souvent sous forme de codes propres à l'éditeur. S'il existe une table de correspondance officielle, l'intégration est rapide. Sinon, il faut la reconstituer en observant le flux, et chaque valeur inédite apparue six mois plus tard produira une fiche incomplète. Notre connecteur AutoScout24 pour WordPress repose sur une API OAuth documentée : le mapping des équipements et des groupes d'équipements y est prévisible, jusqu'aux champs propres aux véhicules électriques.

Question 5 : choisir un logiciel VO quand vous avez plusieurs sites

Si vous avez deux points de vente, ou si vous prévoyez d'en ouvrir un, la question change de nature : un logiciel peut gérer plusieurs établissements en interne et ne produire qu'un flux unique où rien ne distingue les véhicules d'un site de ceux d'un autre.

Vérifiez que chaque véhicule porte un identifiant d'établissement exploitable, et que les coordonnées de la concession voyagent avec lui : raison sociale, adresse, code postal, ville, téléphones, e-mail. Sans cela, impossible d'afficher le bon numéro sur la bonne fiche ni de router le formulaire vers le bon vendeur. C'est ce que permet une connexion structurée comme notre passerelle TEC3H multi-concessions, où l'appartenance à la concession est portée par la donnée.

Demandez aussi ce qui se passe quand un véhicule est transféré d'un établissement à l'autre. S'il change d'identifiant, votre site le traitera comme une suppression suivie d'une création : nouvelle URL, référencement perdu, et un doublon si l'ancienne fiche n'est pas nettoyée.

Question 6 : que se passe-t-il le jour où vous changez de logiciel ?

Personne ne signe en pensant partir, et pourtant les changements d'éditeur sont fréquents. Deux points méritent d'être écrits au contrat.

Le premier est l'export de sortie : sous quel format, dans quel délai et à quel prix récupérez-vous l'intégralité de vos fiches, photos originales et historique des véhicules vendus compris ? Un export limité au stock du jour du départ vous fait perdre tout votre historique commercial.

Le second concerne votre site. Si vos URLs de fiches reposent sur une référence propre au logiciel, changer d'éditeur revient à changer toutes les adresses de vos pages, donc à repartir de zéro en référencement. Raison de plus pour que le site ne soit pas hébergé par l'éditeur. Nos passerelles peuvent d'ailleurs basculer les véhicules sortis du flux dans une catégorie « vendus » plutôt que de supprimer les pages, pour conserver l'antériorité acquise sur ces adresses.

Question 7 : à qui appartient la donnée, et qui peut la lire ?

La plus simple à poser, et la plus révélatrice. Vos fiches, vos photos, vos descriptifs commerciaux et vos contacts entrants vous appartiennent-ils, et pouvez-vous les faire lire par un prestataire que vous choisissez ?

Certains contrats réservent l'accès au flux aux partenaires référencés par l'éditeur : votre site devra alors être fait par l'un d'eux, au prix qu'il fixera. Faites préciser qu'un tiers mandaté par vous peut recevoir les identifiants du flux. C'est une phrase, elle ne coûte rien à la signature, et elle vaut cher trois ans plus tard.

Vérifiez enfin le sort des demandes de contact : si les formulaires du site remontent dans le logiciel, assurez-vous de pouvoir aussi les recevoir par e-mail et les exporter. Vos prospects ne doivent pas être captifs d'un abonnement.

La grille à remplir pour choisir un logiciel VO en connaissance de cause

Reprenez vos deux ou trois candidats et remplissez, pour chacun, une grille en sept lignes : coût réel du flux site, format et mode de dépôt, heure de régénération, photos (largeur et nombre par véhicule), documentation, identifiant d'établissement, conditions d'export en cas de départ.

Pour l'impact du rythme, appliquez ce calcul à votre propre parc plutôt qu'à une moyenne du marché : comptez les véhicules entrés et sortis sur les trois derniers mois, divisez par le nombre de jours ouvrés, et vous obtenez les mouvements quotidiens que votre site doit encaisser. Au-delà d'un ou deux par jour, une mise à jour nocturne unique laisse en permanence des annonces fausses en ligne. Si votre parc bouge de deux véhicules par mois, arbitrez sur d'autres critères.

Si l'un de vos candidats est déjà connecté chez nous, nous pouvons vous dire ce que son flux expose et ce qu'il n'expose pas ; les cas les plus fréquents sont traités dans notre foire aux questions, et un flux inconnu se qualifie en un échange par le formulaire de contact.

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